Le résumé :
La Mitsubishi GTR regroupe des voitures sportives 2+2 comme la GTO et la 3000 GT, lancées dans les années 1990 avec un moteur V6 biturbo 3.0 litres développant jusqu’à 320 chevaux. Ces modèles combinent transmission intégrale et technologies avancées pour l’époque, tout en restant moins performants que la Nissan GT-R, notamment en acceleration et puissance maximale.
La Mitsubishi GTR suscite souvent des confusions avec d’autres supercars japonaises, mais son héritage dépasse largement ce malentendu. Ces voitures incarnent une philosophie orientée vers le grand tourisme sportif avec un équilibre entre confort et performance, utilisant notamment une transmission intégrale sophistiquée et une technologie de suspension active. L’étude de ces modèles révèle aussi des différences notables avec les Nissan GT-R, sur le plan des moteurs et de la gestion dynamique. Comprendre ces distinctions permet d’apprécier la position unique de la Mitsubishi GTR dans l’univers des voitures japonaises de sport et grand tourisme.
Mitsubishi GTR : définition et héritage (GTO et 3000GT)
La Mitsubishi GTR est souvent confondue avec la Nissan GT-R en raison de la similarité du nom, mais elle désigne en réalité une lignée de voitures de sport japonaises développées par Mitsubishi, principalement la Mitsubishi GTO et la 3000 GT. Lancées dans les années 1990, ces voitures sportives 2+2 combinent design futuriste et technologies avancées pour leur époque.
La Mitsubishi GTO, importée au Japon entre 1990 et 2001, est une voiture de grand tourisme équipée d’un moteur V6 biturbo de 3.0 litres développant environ 280 à 320 chevaux selon les versions. Ce modèle est réputé pour son équilibre entre performance et confort, disposant d’une transmission intégrale (AWD) sophistiquée pour une meilleure tenue de route.
La 3000 GT, souvent considérée comme une évolution de la GTO, intègre plusieurs innovations technologiques comme une suspension active et des aides électroniques encore rares à l’époque. Sa polyvalence en fait une supercar japonaise appréciée, même si ses performances restent généralement inférieures à celles des Nissan GT-R.
Sur le marché de l’occasion, la Mitsubishi GTO/3000 GT demeure une voiture accessible, bien que recherché par les collectionneurs pour son statut de modèle culte et son design marqué. Les différentes déclinaisons mettent en valeur un patrimoine technique riche qui fascine les amateurs de voiture de sport japonaises.
Nissan GT-R vs Mitsubishi GTR : performances et usages
Moteur, puissance et transmission
La Nissan GT-R (notamment la R35 depuis 2007) et la Mitsubishi GTR incarnent deux philosophies différentes du segment des supercars japonaises. La Nissan GT-R dispose d’un moteur V6 bi-turbo 3,8 litres développant officiellement 485 chevaux, mais qui atteint en réalité souvent plus de 510 ch selon les essais.
Cette GT-R possède en outre une transmission intégrale à répartition variable, le système ATTESA E-TS Pro, répartissant le couple entre avant et arrière en fonction des conditions. Cette technologie avancée offre une adhérence et une motricité exceptionnelles sur route et circuit.
La Mitsubishi GTR (GTO/3000 GT) utilise également un V6 biturbo 3.0 litres, mais limité à environ 280-320 ch. Sa transmission intégrale est efficace, mais ne bénéficie pas du même niveau de sophistication dans la gestion dynamique de la puissance que la Nissan GT-R. La tenue de route de la Mitsubishi reste toutefois remarquable pour un usage grand tourisme.
Accélération et vitesse
En terme de performances, la Nissan GT-R s’impose par son explosivité avec un 0 à 100 km/h réalisé en 2,6 à 2,8 secondes et une vitesse maximale de 315 km/h. Par comparaison, la Mitsubishi GTO/3000 GT réalise un 0 à 100 km/h autour de 5 secondes et pointe à environ 250 km/h au maximum.
Ces chiffres traduisent des usages distincts : la Nissan GT-R vise la compétition et la performance pure, tandis que la Mitsubishi GTR favorise un compromis avec un confort supérieur et une technologie de suspension active adaptée à une conduite grand tourisme sportive. Le duel entre Nissan et Mitsubishi reflète ainsi un équilibre entre sportivité extrême et polyvalence.
Notre conseil. “Lors de l’achat d’une voiture de sport japonaise d’occasion, considérez bien la complexité d’entretien des moteurs bi-turbo Mitsubishi par rapport aux V6 Nissan, qui demandent des soins spécifiques pour maintenir leurs performances.”
Caractéristiques techniques et performances comparées
Moteur, puissance et transmission
La Nissan GT-R R35 utilise un moteur VR38DETT V6 3,8 litres bi-turbo entièrement assemblé à la main, délivrant jusqu’à 600 ch pour la version Nismo, avec un couple de 652 N m. Sa transmission intégrale comprend plusieurs différentiels autobloquants et une boîte robotisée double embrayage à 6 rapports.
La Mitsubishi GTO/3000 GT utilise un V6 biturbo 3.0 litres de 280 à 320 ch selon les millésimes, couplé à une transmission intégrale permanente. La boîte de vitesses peut être automatique ou manuelle, mais l’ensemble reste moins performant que la technologie Nissan. La gestion dynamique du couple est moins sophistiquée, impactant l’agilité sur circuit.
Accélération et vitesse
Sur le plan de l’accélération, la Nissan GT-R atteint un 0 à 100 km/h en 2,6 à 2,8 secondes, un exploit qui la place parmi les supercars mondiales. Sa vitesse de pointe approche les 315 km/h, grâce aussi à une aérodynamique optimisée (coefficient de traînée 0,26) et une suspension active Bilstein.
La Mitsubishi GTO/3000 GT propose un 0 à 100 km/h en environ 5 secondes, avec une vitesse maximale située autour de 250 km/h. Cette différence témoigne d’une orientation plus tournée vers le confort et le grand tourisme sportif, plutôt qu’une course à la performance pure.
Prix et marché de l’occasion : conseils d’achat
Prix moyen et tendances
Au fil des années, la Nissan GT-R R35 a maintenu une forte valeur sur le marché de l’occasion, particulièrement les versions Nismo et éditions limitées qui dépassent facilement les 150 000 euros. La cote évolue en fonction du kilométrage, de l’état général, et de la version, avec un maintien solide malgré les sorties progressives.
La Mitsubishi GTO/3000 GT, bien que moins performante, reste attractive en occasion avec des prix plus abordables, généralement quelques dizaines de milliers d’euros pour des exemplaires en bon état. Cette accessibilité en fait une porte d’entrée intéressante dans l’univers des voitures sportives japonaises.
Astuces d’achat et vérifications
Pour acquérir une Mitsubishi GTR d’occasion, il est recommandé de vérifier :
- Le kilométrage exact et l’historique de l’entretien
- L’état fonctionnel des turbos et des systèmes électroniques, souvent délicats sur les moteurs bi-turbo Mitsubishi
- La conformité du système de transmission intégrale, essentiel pour la tenue de route
- La provenance du véhicule et les éventuels suivis auprès de clubs ou forums spécialisés
Pour la Nissan GT-R, privilégiez les exemplaires disposant d’un suivi rigoureux, notamment pour le moteur V6 et la boîte à double embrayage, afin d’éviter des coûts d’entretien élevés.
Évolution des Mitsubishi proches du GT-R (GTO et 3000GT)
Depuis le lancement de la Mitsubishi GTO dans les années 1990, les modèles ont connu une évolution technique progressive avec une amélioration de la puissance (passant notamment de 280 à 320 ch sur certaines versions). Ces voitures étaient équipées de systèmes avancés pour leur époque comme une transmission intégrale performante et une suspension active, mais sans atteindre la sophistication ni la puissance extrême des Nissan GT-R.
Au fil du temps, Mitsubishi a orienté ses modèles vers un positionnement grand tourisme, plutôt que sur une course à la performance pure. Cette stratégie se traduit par une évolution douce des cotes d’occasion, généralement en baisse mais avec une reconnaissance croissante de leur valeur vintage et collector auprès des passionnés.
La comparaison dynamique, notamment au regard des technologies avancées de la Nissan GT-R telles que le système ATTESA E-TS Pro et la boîte double embrayage, montre que Mitsubishi a privilégié le confort et la fiabilité du grand tourisme, alors que Nissan a fortement misé sur la compétition et les innovations pour ses supercars surpuissantes.
FAQ — Mitsubishi GTR
Quel est le prix d’une GT-R ?
Le prix d’une GT-R varie selon le modèle et l’année. Les Nissan GT-R récentes, notamment les éditions limitées, peuvent dépasser 150 000 euros, tandis que les Mitsubishi GTO/3000 GT restent plus abordables en occasion, autour de quelques dizaines de milliers d’euros.
Quel est le prix d’une Nissan GT-R ?
Le prix d’une Nissan GT-R en occasion dépend de la version et du kilométrage. Les modèles standards coûtent généralement entre 80 000 et 150 000 euros, avec des éditions spéciales Nismo souvent au-dessus de 150 000 euros sur le marché de l’occasion.
Quelle est la GT-R la plus puissante ?
La GT-R la plus puissante est la Nissan GT-R R35 version Nismo, qui développe jusqu’à 600 chevaux grâce à son moteur V6 bi-turbo 3,8 litres. Elle surpasse largement la puissance des Mitsubishi GTO/3000 GT, qui est d’environ 280 à 320 chevaux.
Que veut dire GT-R chez Nissan ?
Chez Nissan, GT-R signifie “Grand Touring Racing”. Ce nom illustre une voiture conçue pour allier confort de grand tourisme et performances de compétition, incarnée par des modèles sport high-tech comme la Nissan GT-R R35.
Quelle est la différence entre la Mitsubishi GTO et la 3000 GT ?
La Mitsubishi GTO et la 3000 GT désignent essentiellement le même modèle, la GTO étant le nom japonais. La 3000 GT est une évolution avec des versions où la puissance est augmentée et des technologies comme la suspension active intégrées pour un grand tourisme sportif amélioré.
La Mitsubishi GTR est-elle comparable en performance à la Nissan GT-R ?
La Mitsubishi GTR, regroupant GTO/3000 GT, est moins performante que la Nissan GT-R. Elle propose environ 280-320 ch et une vitesse max de 250 km/h, axée sur le confort grand tourisme, tandis que la Nissan GT-R vise la compétition avec plus de 485 ch et 315 km/h.

Max, passionné d’automobile, a transformé sa curiosité pour la mécanique en expertise reconnue après 15 ans dans le secteur auto/moto. Ancien conseiller technique, il décortique aujourd’hui les nouveautés du marché avec un œil critique et bienveillant.






